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Balade à Chambéry, le Musée des Beaux-Arts et le Musée Savoisien


Le Musée Savoisien a réouvert ses portes le 29 avril 2023 après sa rénovation complète par l’agence Prunet, Architecture et Urbanisme, mandataire de l’équipe de Maîtrise d’œuvre et les Ateliers Adeline Rispal en charge de la scénographie.
Une belle découverte en leur compagnie et avec les explications passionnantes de la directrice Marie-Anne Guérin et du directeur adjoint, responsable des collections historiques, Sébastien Gosselin.
Nous les en remercions vivement.

Cette visite a été précédée par celle du Musées des Beaux-Arts, Nicolas Bousquet directeur des musées de Chambéry nous a présenté sa collection de peinture et l’expo temporaire mais aussi fait part des problématiques de la gestion du musée, lequel va devoir bientôt fermer pour une remise aux normes complètes.

Compte-rendu

Adresse
Musée des Beaux-Arts
Place du Palais de Justice
73000 Chambéry

ville de Chambéry

Adresse
Musée Savoisien
Place Métropole
73000 Chambéry

Musée savoisien
 

Ouverture 
29 avril 2023

MaîtrIse d'Ouvrage

Département de la Savoie-Musée Savoisien

Maîtrise d'Œuvre
Architecte mandataire Prunet Architecture et Urbanisme
Pascal Prunet

Architectes associés SEMPER architecture / f+g architectes
Semper architecture
https://www.fg-architectes.fr

Architecte scénographe
Ateliers Adeline Rispal
Ateliers Adeline rispal

Design graphique et signalétique
Guillaume Chéreau

Guillaume Chéreau

Surface
Musée 4000 m2
Exposition 1800 m2


Budget
Musée 25 M €
Exposition 2,2 M € HT

 

Ce n’est plus un secret, Archinov aime les parenthèses hors du si familier Paris et celle-ci était particulièrement délicieuse.
 

À commencer par la visite du Musée des Beaux-Arts, implanté dans une ancienne halle aux grains. Ses beaux volumes sont propices aux expositions, la lumière naturelle inonde littéralement la collection permanente. Son directeur, Nicolas Bousquet tout en nous présentant les œuvres exposées nous fait aussi part des problèmes rencontrés.
Aussi bien en gestion des parties public/privé que du renouvellement d’air et différentes mises aux normes à effectuer qui obligeront à fermer le musée.

Le Musée Savoisien a lui aussi été revu entièrement.
Le parti initial s’est avéré très efficace : le rez de chaussée, en double hauteur au niveau de l'accueil, avec des fresques en partie haute visibles depuis une coursive, reçoit les visiteurs et les expositions temporaires, la collection permanente est au 1er étage et les bureaux sont tous regroupés au niveau des combles.

Beaucoup d'interventions lourdes et structurelles sont devenues invisibles et les interventions visibles sont ponctuelles, de facture contemporaine elles ravivent en quelque sorte le bâtiment d’origine. Meurtrières sur le cloître avec des encadrements maçonnés massifs, tout comme l’entrée créée sur la place, étroite mais haute.
Lucarnes en cuivre. Pas de pastiches, pas de partis pris passéistes tout en respectant le patrimoine et son caractère, tel est le crédo de Pascal Prunet.
La scénographe Adeline Rispal a choisi un parti audacieux, inspiré des fablabs, qui s’accorde avec la démarche de l’équipe du musée : ouvrir le musée à tous (il est gratuit), s’y rencontrer, échanger, réfléchir à ce qui a été et ce qui sera en Savoie (et sans doute plus largement).
Le mobilier, massif, en bois clair (panneaux lattés) évoque le mobilier traditionnel et reprend systématiquement le vocabulaire de l’établi, ou du plan de travail. Supports de vitrines et d’objets, on s’y assoit devant des écrans interactifs, on pourrait presque s’y installer pour travailler. Les cimaises métalliques industrielles contrastent avec l’architecture mais sont d’une efficacité redoutable. Objets, accessoires et affiches s’y ordonnent pour une lecture claire.
L’ensemble est donc démontable, flexible et réemployable comme le souligne la scénographe.
Les vitrines sont composées comme de véritables tableaux et on a un plaisir fou à découvrir ( à redécouvrir) ces objets, parfois si menus et discrets, mis en valeur.
On quitte le musée par la coursive au-dessus de l’accueil qui donne à voir une fresque en U, ou plutôt des fragments d’une fresque peinte au 13ème siècle et qui provient du château de la Rive à Cruet.
Et là, Sébastien Gosselin, qui a un talent de conteur manifeste nous a emportés au cœur du haut moyen-âge dans une histoire de cœur et de pouvoir
palpitante !
Plus qu’une parenthèse, ce fut un vrai voyage…

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